Je me présente...

Je me présente...
Salut à toi lecteur!

Je m'appelle Mélanie et j'ai 25 ans.

En créant ce blog j'espère trouver du soutien dans l'écriture de mon livre.
J'aimerais que ceux qui se prenne la peine de me lire me laisse leur avis..
Pour le moment ça n'est qu'un bref aperçu de ce que j aimerais et ça n'est pas terminé, mais ça me donnera déjà une idée de si ça intéresse du monde.

ça compte beaucoup pour moi, alors gêner vous pas de me laisser des critiques pour autant qu'elles soient constructives! ;-)
Et si par hasard quelqu'un à la possibilité de m'aider dans la publication de mon livre, qu'il me contacte sans hésiter!!
C'est pas beau de rêver?? ;-)

Gros bisou et bonne lecture !!!

# Posté le lundi 07 avril 2008 17:25

un projet de livre. un morceau de vie, en réalité un morceau de MA vie...

Voilà 2 ans que je planche là dessus. Je ne sais pas du tout si cela intéressera quelqu'un. Mais pour ceux qui connaisse l'enfer de la dépression ou des crises d'angoisse ne perdez pas espoir. La lumière est au bout du tunnel. Mais personne ne nous a jamais dit si le tunnel était long.
Ne vous gêner pas de me dire ce que vous en pensez. Merci d'avance

CHAPITRES


1. LE COMMENCEMENT P.4
2. L'ANNEE DES GALERES P.11
3. LE PLONGEON DE L'AME P.21
4. PEURS PROFONDES P.26
5. ENVIE D'UNE VIE NOUVELLE P.32
6. UN SOIT DISANT NOUVEAU DEPART P.38
7. DESESPOIR ET SOLITUDE TOTALE P.42
8. EVENEMENTS EN CHAINE P.51
9. DECEPTIONS CONTINUES P.61
10. ET LES PARENTS L A-DEDANS ? P.67
11. CROIRE EN SOI ET NE JAMAIS ... P.76



Cet écrit sur la dépression et le burn-out est un partage de mon expérience de vie pour ceux qui cherche à aider et à comprendre ce qui se passe dans la tête d'une personne frappée de près ou de loin par ce problème qui touche de plus en plus de gens de tout âge. Tout ce dont on n'arrive généralement pas à parler même en ayant remonté la pente car, même s'il est dur de l'admettre, on reste toujours fragile à ce niveau là. Dans l'espoir que d'autres personnes puissent soutenir un proche ou un ami de manière adéquate. Il n'y a aucune méthode qui soit plus juste qu'une autre. L'important est de comprendre les réactions de son propre organisme et de les écouter.


PREFACE :
Au début comme tout le monde, on bosse, on à des activités annexes plus au moins importantes avec une dose de stress assez impressionnante et ça nous paraît normal. La vie, comme tout le monde le sait, est faite de hauts et de bas. Un jour ca vous tombe dessus de manière soudaine et totalement imprévisible. Ca peut être un membre de votre famille, un ami, ou vous-même... n'importe qui dont on ne se serait jamais douté qu'il puisse en arriver là. Le stress, inévitable dans notre société, on le connaît tous. Mais connaissez-vous vos limites ? Ne les avez-vous jamais franchies sans vous en rendre compte ?

1. LE COMMENCEMENT

Je m'appelle Mélanie, jeune femme de 23 ans à cette époque de ma vie. Pour vous situer le contexte, j'ai deux petites s½urs. L'une de 19 ans et l'autre 10ans. Ce sont les prunelles de mes yeux. Ma philosophie: le bonheur et bien-être. Voilà environ 3 ans que je suis constamment surmenée. Je ne m'en suis jamais rendue compte si ce n'est que je n'avais jamais 10 minutes pour penser à moi, ou plutôt que je ne les prenais pas. C'était ma manière à moi de fuir les problèmes. Je ne me rendais pas compte à quel point le stress et le surmenage peut nous gâcher l'existence. Voilà 5 ans que je travaille en pharmacie, et que je donne le meilleur de moi-même par amour et conscience professionnelle de mon métier et de mes collègues. Je me suis toujours donnée à fond dans ce que je faisais, j'étais là quand il fallait et où il fallait. Mais finalement, avec du recul, je me rends compte que je ne connaissais pas mes limites et que je suis allée si loin que c'est mon organisme qui m'a stoppée net. Ma vie privée était également mouvementée, mais comme partout rien n'est jamais tout rose. Dans le fond ça n'allait pas si mal que ca. Au contraire, la personne qui vivait avec moi à cette époque à toujours été là pour me soutenir et je lui en suis très reconnaissante. Il ne m'a jamais abandonnée, même dans les moments les plus sombres. Il est vrai que sur le moment je prenais ses conseils pour des reproches ou que je les interprétais à ma façon, qui correspondait avec mon état. Mais ce n'est que par la suite que j'ai compris sa manière de voir les choses. Je croyais être juste. Quand l'une des personne va bien et que l'autre est en dépression on ne peut pas voir les choses sous le même angle. Je pense qu'effectivement il est plus facile pour l'autre de réaliser qu'il y a un problème, car dans la vie de tous les jours on se cache la vérité.
D'où vient ce mal ? Selon une psychologue qui m'a suivie tout au long de ces épreuves, la dépression prend son temps, elle s'installe à son rythme. Elle ne survient pas soudainement, au contraire du burn-out qui frappe d'un instant à l'autre. Et c'est ce qui est dur à comprendre, car vous ne comprenez rien à ce qui vous arrive. Mais dans ces deux cas c'est une accumulation d'émotions que l'on à pas su digérer ou exprimer.
Pour imager la scène, vous prenez un bol ; Toute les émotions, quelles soient positives ou négatives vont dedans. Si vous ne le videz jamais, il finira par déborder.

L'une des manières de rabaisser un peu ce trop plein est de pleurer ;
Ne vous empêcher donc pas de faire sortir ce qui à besoin d'être éliminé si ça peut vous aider à vous sentir mieux après.
Combien de fois avez-vous entendu que ca n'est pas joli une femme qui pleure? Dites-vous que peut être la personne à besoin de ça et que ca la soulage. Il faut des fois toucher le fond et se laisser le droit et surtout accepter le fait d'être mal pour mieux s'en sortir.
Souvent les gens ont de la peine à respecter cette émotion, car ils veulent nous voir bien, et qu'ils ne savent pas gérer cette situation. A leurs yeux, que se soit au niveau professionnel amical ou familial, il faut toujours paraître bien dans sa peau, souriante et épanouie. Je ne conçois pas les choses de cette manière. De mon point de vue en tant qu'être humain on doit écouter nos besoins primaires, les signaux que notre organisme nous envoie et faire ce que l'on ressent et avons besoin, que ça plaise aux gens ou non. Chacun est seul maître de sa vie, mais peut de gens ose regarder la vérité en face et chercher qui ils sont vraiment. L'important est d'abord de se comprendre soi-même et de s'écouter. Je ne veux pas dire par là que l'on doit se plaindre ou quoi que se soit, mais juste savoir décrypter les signaux que notre organisme nous envoie. Et Ca n'est pas forcément un seul événement vous pousse dans ce gouffre. C'est peut-être juste un des maillons de la chaîne.
Dans mon cas je l'affirme : c'est mon travail qui m'a poussé à bout, parce-que je n'ai pas su voir que je ne gérais plus le stress ; mais l'important n'est pas de savoir ce qui nous y a poussé, mais de remonter la pente.
C'est vrai qu'on se pose des questions, on cherche des réponses à tout, il a des pourquoi partout ; on se torture l'esprit pour des réponses qui finalement se trouvent en nous. Il est vrai que ça n est pas facile de regarder au fond de soit et des prendre les problèmes de face. Mais si on veut se sentir bien il n'y a pas 36 solutions.

2. L'ANNEE DES GALERES

J'ai commencé à faire des crises d'angoisse au début de l'année 2006.
Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait, et d'ailleurs comme beaucoup de gens qui ne s'y attendent pas je ne savais pas ce qu'était l'angoisse. J'ai commencé par perdre tout contrôle sur mon organisme, mais je vous parlerai de ça plus tard.
Voilà environ 2 ans que, sans cesse, je bossais d'arrache pied, sans compter mes heures, que je restais à midi et le soir s'il le fallait. Que je remplaçais mes collègues à chaque fois qu'elles en avaient besoin. Et vu qu'à l'époque j'assumais très bien, on me donnait de plus en plus de responsabilités que je voulais et demandais. On m'a confié une apprentie, la gestion du stock, j'étais très souvent en première au service parce que j'avais un très bon feeling avec nos clients, et que j'avais du punch. Entre parenthèse c'est plus facile de gérer les problèmes des autres que de voir les choses en face.
J'ai toujours été une personne pleine d'ambitions comme la majorité des gens. Finalement ça me faisais beaucoup mais je me sentais utile et j'aimais ça. Malgré ça je n arrivait pas terminer le mois avec mon salaire d'assistante. Je bossais mes jours de congé et les samedis quand je n'étais pas à la pharma pour pouvoir payer mes factures et me sortir des ennuis financiers qui me rongeaient. J'ai également passé 2 ans à étudier assidument pour mon brevet dont je vous parlerais plus loin, mais dont je suis très fière. J'ai sacrifié beaucoup de chose pour y arriver, même ma vie privée passait en second plans. Une fois mes cours terminé et en attendant mes examens, j'ai vu qu'il y avait des cours d'espagnol dans mon village. Ca à toujours été une passion pour moi, je me suis donc inscrite, parce qu'un peu de plaisir dans cette vie de fou ça ne fait que du bien. Mais il me restait quand même 6 mois de révisions pour avoir mes examens de pharmacie. J'ai donc trimé pour y arriver. Heureusement que mon homme croyait en moi et me soutenais plus que n'importe qui l'aurais fait. Je lui suis très reconnaissante.
Il à été plus patient et compréhensif.
Ma patronne en ce temps là, m'avait dit que ça ne servait à rien de m'énerver pour ces cours, que dans mon état je n'arriverais et n'étais capable de rien, et que ça n'allait ni changer ma vie, ni changer grand-chose à mon salaire !! Je l'ai très mal pris. Avec du recul j'ai compris que c'était pour alléger le fardeau que je m'étais mise sur les épaules.
A l'époque venait encore se greffer le sport au quotidien, minimum 1h30 de fitness, de course à pied ou autre. C'était absolument vital car ça me défoulait et faisait descendre ma nervosité. Surchargée, le moral s'est mis à descendre. Sans compter que je suis une personne qui aime sortir et faire la fête. Donc tous les week-ends depuis environ 3 ans j'étais dehors dans les bars ou n'importe quel endroit ou les gens rigolent, boivent un verre et passent du soi-disant 'bon-temps'. Je pense que c'est ce qui m'à permis de tenir jusque ici ou plutôt ce qui a retardé le problème. On m'avait prévenu que mon corps me lâcherait un jour, mais je n'ai pas su comprendre ni écouter car à mes yeux tout allait bien sauf ma santé.
Je voyais bien que j'étais tout le temps malade, mais allez comprendre que c'est votre corps qui se venge de ce que vous lui faite subir. Quand vous êtes dans cet engrenage tout vous paraît normal. *
Prenons un exemple plus concret ; Sinusite à répétition, de violentes migraines qui duraient des jours entiers, problème gynécologiques à répétitions, douleurs abdominales infernales, ulcère duodénal, tout le temps des entorses aux chevilles ou encore pneumonie * p.15-16
Mais ça ne m'avais jamais empêchée d'aller travailler. Même avec de la fièvre j'étais fidèle au poste. Et ces crises d'angoisses devenaient de plus en plus fréquentes et ingérables. J'ai essayé la kinésithérapie pendant quelques mois. Ca m'a bien aidée à gérer mes angoisses, mais ca n'est pas remboursé par mon assurance maladie, et financièrement ca ne jouait plus. J'ai donc abandonné la seule chose qui me faisait du bien.
* Voici quelques exemples de ce que peuvent signifier ces maladies, mais personnellement je pense qu'il ne faut pas tout prendre au premier degré, par contre ça peut nous donner une indication dans la recherche de notre problème :

-Sinusite :
Colère que l'on garde au fond de soi.

-Migraine:
Stress émotionnel dû au désir de dominer; se trouve chez les êtres entiers, décidés mais paralysés par les émotions. Les migraines cachent souvent une colère même légère.

-Pneumonie :
Provoquée par des troubles psychiques avec froid et dépression où l'inquiétude, la peur, l'émotion, ont affaibli l'énergie. Las de la vie contre laquelle le malade s'est révolté,
Il s'est découragé, il a baissé les bras renonçant à se battre. Il est en grande faiblesse et la pneumonie se déclare.

-Ulcère :
Le mental ne digère pas la vie, et en écho l'estomac ne la digère pas non plus. Ne mettez pas le feu si vous ne voulez pas d'incendie.

Voir 'Une médecine pour l' âme' Marguerite de Surany aux Editions Trédaniel


Mes crises revenaient de plus belles. Des tremblements, tu te sens coupé du monde, tu n'entends plus les gens autours de toi et ne comprends plus rien quand on te parle, tu ne peux plus te concentrer ni réfléchir, tu éclates en sanglots sans raison, te sens vide et inutile, désespérée, une fatigue impressionnante t'envahis, à la limite de tenir debout. T'as la nausée, parfois même jusqu'à vomir. Une horrible impression que tes jambes vont te lâcher, ton c½ur bat à 3000 à l'heure, à tel point que tu demande si tu va crever. De la peine à respirer (hyperventilation). C'est allé jusqu'à ce que je passe dans les pommes. C'était l'enfer. Et toujours plus violentes.
Mon médecin généraliste, qui est quelqu'un de très compétant, m'avait donné des calmants. Ca m'abrutissait totalement et j'étais complètement à l'ouest, mais c'était la seule solution pour que je puisse aller travailler. J'avais refusé l'arrêt maladie. Mais comment faire du bon travail dans cet état ??


3. LE PLONGEON DE L'AME

Au mois de juillet 2006 c'est mon corps qui m'a abandonné. D'un instant à l'autre je n'étais plus capable de rien, les sons ne sortaient plus de ma bouche, mon corps tremblait de toute part, je vomissais et n'entendais plus les gens autour de moi, ils avaient beau me dire me calmer je ne les entendais pas. J'étais comme tétanisée. J'avais déjà fait des crises mais jamais aussi violente. Mon cerveau à complètement débranché, et je ne contrôlais plus mon organisme. Incapable de conduire pour rentrer chez moi ou quoi que se soit. Je ne pouvais plus continuer comme ça, et je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Mon médecin m'a donc mise deux semaines d'assurance forcée, car il me connait et sait que je ne m'arrête jamais. Je lui ai parlé d'aller voir une psychologue. Jusque là il ne le pensait pas nécessaire, mais vu les circonstances il m'y a finalement encouragée. Au bout de ce temps, je n'allais vraiment pas bien mais je suis retournée travailler. On m'à menacée de perdre mon travail si je ne trouvais pas une solution à court terme pour que ça passe. Comme si j'avais décidé d'embêter le monde et que j'avais un rhume qu'on puisse guérir en 2 jours ! Je crois qu'en fait mes collègues n'avaient pas compris ce qui m'arrivait ; mais comment voulez-vous que les autres soient empathiques si vous-même ne savez pas ce qui vous arrive ?!
Mon erreur a été de retourner si vite au travail. Je l'ai chèrement payé de ma santé.
Je ne m'arrêtais plus aux crises angoisses. J'ai commencé à me faire du mal, à me mutiler.
Je suis arrivée un matin à la pharmacie, avec des bosses sur le front et des bleus sur les avant-bras. J'avais mis un pull à longue manches pour les cacher à mes collègues tellement j'avais honte. Quand les pharmaciennes m'ont vue, elles ont pris peur et ont appelé ma maman. J'étais partie de la maison la veille, en crise de nerfs. C'est un ami qui m'a donné un pull en arrivant chez lui car je suis partie de la maison et il pleuvait à verse. Cet ami m'a prêté son canapé pour la nuit. J'avais besoin qu'on me laisse tranquille et c'est ce qu'il à fait. Il ne posé aucunes questions. C'est la seule personne qui su respecter mes besoins sans que je lui en parle. Mais revenons au jour d'après. Je suis donc arrivée chez mes parents, je leur ai dit que je devais déménager de toute urgence et qu'on ne me pose aucunes questions. On à pris des cartons à bananes, téléphoné à mon nouveau propriétaire, qui m'a donné la clé de suite, alors que le déménagement était prévu pour le début du mois suivant. Ma maman, mes amis ma s½ur et son homme sont venu m'aider alors que rien n'était organisé et je leur en suis très reconnaissante. Non seulement ils m'ont aidé pour mon départ mais ont également aménagé mon appartement de sorte à ce que je me sente bien chez moi.
Ca peut vous paraître un détail, mais le fait d'avoir mes affaires rangées comme si je vivais là depuis des mois, et une décoration apaisante m'a aidée à me sentir bien. Ce sont des petites choses sécurisantes dans un moment de désespoir. Une fois dans mon studio, je me sentais à l'abri, seule pour me calmer. C'est tout ce dont j'avais besoin.




4. PEURS PROFONDES

J'ai par la suite décidé de me prendre en main. Je savais très bien que seule je n'y arriverais pas. J'ai donc pris contact de mon propre gré avec une psychologue-psychiatre spécialiste des crises d'angoisse à Lausanne. Ceci car je me suis faite vraiment très peur. Je ne me serais jamais crue capable de me faire du mal toute seule. C'est un sentiment horrible. Elle à donc commencé par me mettre en arrêt maladie. J'avais très peur de perdre mon travail. Ca m'a donc enlevé un poids monstrueux. J'allais 2 fois par semaines chez cette dame, des fois ne sachant pas quoi lui dire, tellement j'avais honte de ce que je me faisais.
J'avais les bras lacérés par la dégraffeuse, je me mordais et ça me faisais des bleus énormes que j'essayais de cacher tant bien que mal. J'avais vraiment mal mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Je n'ai heureusement jamais eu d'idées noires, mais j'avais besoin d'extérioriser la rage que j'avais au fond de moi d'une manière ou d'une autre. Et tant que tu ne le fais pas ça te poursuis. Tu ne peux pas fuir ce sentiment. Plus tu te retiens plus c'est violent dès que tu te retrouve seule. Et c'est sur toi-même que tu le fait, rien ne peut changer ça. Les gens ont beau dire qu'il faut faire du sport pour se fatiguer ou taper dans un punching-ball, ca ne sert strictement à rien.
Le plus dur aura été pour ma maman. Elle avait très peur de me laisser seule, au vu de ce qu'elle à vécu. J'ai donc mis les choses au clair avec elle. J'ai pris mon courage à deux mains pour lui expliquer ce que je me faisais. Elle savait pour les crises d'angoisses mais pas pour le reste. C'étais horrible de la voir souffrir pareillement mais si je voulais qu'elle puisse m'aider j'étais obligée de lui en parler. Il fallait qu'elle me laisse tranquille quand je le lui demandais, et la rassurer que je n'allais pas commettre l'irréparable. Mais aussi lui faire comprendre que se faire du mal n'est pas forcément lié avec des idées de suicide. Que c'est juste un moyen d'extérioriser quelque chose que l'on n'arrive pas à définir et qui nous ronge profondément. La solitude à été très bénéfique pour moi. Mais ça n'est pas parce-que ça a été bon pour moi que ça l'est forcément pour tout le monde. Ce que j'écris est relatif à ma propre expérience, et je pense que certaine choses peuvent aider des gens à comprendre ce qui se passe dans nos têtes, mais chacun fait son propre chemin pour s'en sortir. Je pense que j'y voyais assez claire sur la situation pour me permettre de lui demander ça,
Et surtout j'avais une aide extérieure.
Nous avons donc continué de beaucoup travailler avec ma psy, et ça pendant de long mois. Je me suis par la suite coupée de mes 'amis', parce que je ne voulais en aucun cas leur expliquer ce qui m'arrivait. Mais je sortais quand même de temps en temps le soir pour boire un verre et garder une vie sociale. Les gens avec qui je sortais étaient plus jeunes que moi. Ils m'ont moralement fait beaucoup de bien parce qu'ils ont une joie de vivre et une insouciance qui va avec leur âge. Mais mes crises d'angoisses ne passaient pas. Au bout d'un mois seulement, j'ai compris que c'est en m'écoutant réellement que j'arriverais à me calmer. Alors j'ai décidé de ne plus sortir. J'ai appris à accepter mon mal être. Mais malheureusement ça n'a pas été le cas de tout le monde. Je dormais 17-18heures par jour et je m'autorisais le droit d'être mal.
Le plus dur, est encore actuellement, d'accepter qu'un état psychique vous achève physiquement. Je ne tenais plus debout, impossible de faire quoi que ce soit. Comme si mon cerveau et mon corps n'était plus capable de rien.
J'ai involontairement arrêté de me nourrir. Tout ce que j'avalais ressortait dix minutes plus tard et j'ai perdu pas mal de poids.
On m'a donc prise en main et forcée à aller manger chez mes parents au moins 1 fois par jour.
J'étais devenue si faible, c'était comme si un démon imaginaire dans ma gorge m'empêchait d'avaler. Avec beaucoup de patience de la part de mon entourage, qui tous les jours me faisaient à manger mais ne me forçaient pas sur la quantité, c'est au bout d'un bon mois et demi que l'envie d'avaler quelque chose m'est revenue. J'étais absolument détestable, un mot de travers et je tournais, surtout avec mes proches. Des fois je me levais de table pour rentrer chez moi en pleurant parce-que ça n'allait pas.


5. ENVIE D'UNE VIE NOUVELLE

On est en début 2007. Avec un peu de recul et une sacrée volonté, ça commence à aller un peu mieux. Je me fais de moins en moins de mal donner le tour et les crises sont nettement moins fréquentes. Ca fait des mois que je suis en arrêt et l'envie de travailler commence à me démanger. J'ai dès lors pris contact avec l'orientation professionnelle car je veux changer de profession. Mon métier m'a poussé à bout, et j'en ai été dégoutée.
Cela implique que je parle avec ma patronne, parce-qu'en étant à l'assurance maladie je ne peux pas me faire engager par un nouvel employeur. Je dois donc me faire licencier pour ne pas être pénalisée par le chômage et ne pas recommencer en pharmacie. J'ai lui ai, sur conseil de ma psy, envoyé un lettre le 10.01.07 en lui disant que je désirais lui parler pour faire le point sur ma situation. Etrangement, depuis que j'ai envoyé cette lettre, je me sens à nouveau oppressée, agacée, nerveuse et très mal dans ma peau. Ca fait 4 ou 5 nuits que je m'endors à 5h du matin, que même des calmants violents ne m'achève pas. Je ne sais plus quoi faire. J'ai essayé de reprendre mes calmants, mais sans succès. Puis je suis allée faire de longue marche de nuit avec maman et son chien, puis prendre un bon bain chaud avec une musique douce... Rien à faire pour dormir, alors j'en suis même arrivée à mettre du cannabis dans ma crêpe au pesto pour le souper en priant le bon dieu, s'il existe, que ça m'achève. Le résultat ? J'étais encore plus mal. J'aurais été prête à n'importe quoi pour juste quelques heures de repos.

18.01.2007 J'ai enfin reçu le téléphone que j'attendais tant. La pharmacienne m'a donné rendez-vous le mercredi d'après à 14h°°. J'angoisse énormément. C'est dur de revoir quelqu'un que l'on n'a pas revu depuis 6 mois, en ne sachant pas ce qu'il pense. Et dans ces moments on manque énormément de confiance en soi.

24.01.2007 J'ai eu mon rd-vous ; Ca c'est très bien passé. J'ai pu discuter calmement de ce que je souhaitais et elle avait l'air de très bien me comprendre et surtout de respecter mon choix. On s'est quitté en de très bons termes. J'ai vaguement pu expliquer à mes collègues que j'allais les quitter. Je n'avais pas envie d'entrer dans les détails. Je leur ai donc juste dit que j'allais me réorienter professionnellement. Elles ont été gentilles.
Par contre cette fin de semaine a été très pénible et j'ai à nouveau craqué.
Je m'étais mise tellement de pression pour ce rendez-vous que ça m'a tirée en bas. Ca fait 5 ou 6 jours que l'idée de me mordre me court dans la tête sans arrêt et ça ne me quittais pas. Ca devenait insoutenable, par conséquent j'ai recommencé. Une fois de plus je me suis retrouvée avec un énorme bleu sur l'avant bras. J'étais en pleure chez moi. J'ai n'en ai parlé à personne, non pas que je n'ai personne autour de moi, mais parce- qu'il est très lourd d'en parler.



LE 'MAL' QUI FAIT DU 'BIEN'
DES BLEUS SUR TES BRAS
DES LARMES SUR TES JOUES
LA HONTE QUI EN SILENCE TE RONGE
LE DESESPOIR QUI EN BAS TE PLONGE
MAIS JAMAIS TU N'A RENONCE A TE BATTRE
C'EST LA TA FORCE PETITE
NE L'OUBLIE JAMAIS.




6. UN SOI-DISANT NOUVEAU DEPART

Me voici le 21 mai 2007, il est 22h47.
Tout c'est bien passé pour moi niveau reprise du travail. C'est vrai que ça n'a pas été toujours facile à supporter physiquement après 8 mois d'absence de la vie active, mais c'était vraiment positif pour mon moral. J'ai des collègues super, une patronne très ouverte, ou en apparence en tout cas, mais ce lien qui me liait à mon ancienne cheffe, malgré les bas qu'on a eu, me manque. Etant donné que ma dépression n'est pas sans conséquences, j'ai eu quelques soucis. J'ai fait un malaise vagual pendant les heures de formation. C'est-à-dire que je suis passée dans les pommes. J'ai commencé par voir tout en jaune, je ne comprenais plus rien à ce que ma formatrice m'expliquait, je n'arrivais plus à souffler correctement, puis la pression à fait une chute libre et je me suis sentie partir. Puis elle est remontée tellement haut et tellement vite que j'étais totalement à côté de la plaque. Ma patronne m'a amenée chez mon médecin depuis lausanne jusqu'à la Tour ; elle a été géniale. Puis selon mon médecin, c'est arrivé uniquement parce-que je me suis mise une pression énorme pour réussir et que je ne voulais surtout pas retomber dans le même schéma que l'année 2006. Mais mon inquiétude me pousse à l'inverse de ce que je souhaiterais. C'est très dur de gérer cette situation, d'autant plus que mes collègues ne savaient pas ce par quoi j'étais passée. Mais jamais je n'ai voulu leur en parler, car c'étais pour moi le début d'une nouvelle vie.
Il est vrai que les 2 semaines qui ont précédées ce malaise, j'avais tout le temps de la peine à respirer, un sentiment d'oppression et de manque d'air qui me faisait paniquer. Un peu comme une ceinture qu'on vous mettrait en dessous de la poitrine et qui serait serrée au point de vous étouffer. J'aurais du la sentir venir, mais je me disais que c'étais juste un peu d'angoisse dû à la reprise du travail et que ça passerais, j'ai eu tort. Par contre au niveau professionnel en lui même tout se passait très bien, mes supérieurs étaient tout à fait satisfais de moi. Mais voilà, il m'est arrivé quelque chose de grave dont j'ai toujours beaucoup de peine à parler. C'est un sujet très délicat, qui touche plus d'une femme, et qui malheureusement est tabou encore à notre époque. Je parle ici de tentative de viol ou pire encore d'abus en tout genre. Un homme, si on peut encore l'appeler ainsi, à tenté de salir mon corps. Et c'est mon c½ur ou plutôt mon âme qu'il a touché.



7. DESESPOIR ET SOLITUDE TOTALE

Je ne vais pas m'attarder sur les détails car il m'est très pénible d'en parler, mais il y a quand même des choses dont il est important de parler.
C'était un vendredi soir. De sortie avec des gens que j'aime et qui sont très proches, on à passé une soirée fabuleuse ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant ris ! Nous avons commencé notre soirée à la maison, à partager des fous rires, des histoires, boire un verre, bref, comme des jeunes adultes de notre époque vu que nous avions tous entre 22 et 25ans. Puis nous sommes allés dans le bar où nous allons toujours, pour finir la soirée. Tout était parfait, on dansait, riait, chantait... Tout allait bien si ce n'est que cet homme était là. Je le connais très bien, il a fait partie de ma vie pour ainsi dire près de 4 ans, mais cela fait quatre ans également que notre histoire s'est terminée. Je sais pertinemment que je suis menée à le croiser de temps à autre étant donné que nous habitons le même village. Il ne me dérangeait pas plus que ça, mais était toujours dans mon entourage. J'étais d'un côté du bar, il y était, j'allais de l'autre il y venait aussi. Il a essayé de draguer mon amie. Il ne se rappelait plus d'elle. Quand je lui ai expliqué qui elle était, il s'est senti mal à l'aise et nous à laissé tranquilles. Cela à cause de nos histoires passées. Cette amie sait quel genre de personnage il est car elle l'a vu d'elle même : colérique et impulsif. Nous avions eu pas mal de différents pendant longtemps, et il en était venu jusqu'à me menacer sur mon lieu de travail. J'avais à l'époque fait appel à la police par sécurité, et non pas pour me venger de lui ou quoi que se soit. J'avais juste peur.
Donc pour en revenir à cette soirée, nous rigolions bien jusqu'à ce que je descende au petit coin. Il n'y avait personne en bas. J'étais dans les toilettes des filles lorsque j'ai entendu la porte s'ouvrir.
J'ai d'abord cru que c'étais une demoiselle qui arrivait, mais quand j'ai entendu cette voix masculine que je connais très bien j'ai fermé ma porte à clé. C'est là que j'ai sa reconnu sa voix. Il m'appelait de manière très familière :
Eh, la mère ! Je lui ai répondu sèchement : on ne peut pas pisser tranquille !? Je me suis permis de lui parler de cette manière car je savais pertinemment pourquoi il était là. Et il m'a répondu que non en rigolant. Il n'avait rien à faire à cet endroit. Je suis sortie des toilettes en me disant qu'il allait s'en aller qu'il voulait juste me draguer ou m'embrasser et je n'avais pas peur de lui. Mais voilà, ça à mal tourné. Il m'a pris par les poignets, je ne voulais pas de lui et le lui ai dit, mais il me tenait de pus en plus fort. Il a soulevé ma jupe et a mis ses mains qui avaient l'effet d'une lame sur mon corps. Je me débattais, m'énervait et pleurait mais il ne s'arrêtait pas. Plus je refusais, plus ca l'excitait. C'est là que j'ai réalisé de quoi il etait capable. Il y avait quelque chose dans son regard que je ne connaissais pas et qui m'a fait vraiment très peur. Finalement j'ai réussi à me défendre et il est reparti. Je suis restée seule à pleurer comme une madeleine toute seule dans les toilettes rien qu'en imaginant ce qu'il aurait pu faire. Quand je suis remontée il était au bar comme s'il ne s'était rien passé. Je suis directement allée vers mes amis et en ai parlé à l'un d'eux uniquement. Les gens ont bien vu que je n'allais pas bien mais je ne voulais pas que ça se sache. J'avais le n½ud à la gorge. Bref, le lendemain, avec les idées un peu plus clair, j'ai réagis très violemment. J'ai commencé par faire une crise d'angoisse en me réveillant. Puis j'étais totalement déstabilisée et je ne savais pas ce que je devais faire. Avec le conseil de plusieurs, je suis descendue voir la police.
L'officier à pris ma déposition et on m'a dit que si je voulais déposer une plainte je devais aller à la gendarmerie. Ce que j'ai fait après avoir consulté ma psychologue. Elle m'y a encouragée. De là, ils m'ont envoyé à la brigade des m½urs, où j'ai déposé une plainte pénale. J'en suis malheureusement arrivée à la conclusion que c'était la seule solution pour le stopper, car il y avait déjà eu des antécédents. Ils étaient nettement moins grave, mais a mon avis, ce genre de personnage ne s'arrête pas si ce n'est pas nous qui les stoppons. Je ne dis de loin pas que c'est facile, mais je pense important de briser les tabous pour retrouver la paix de soi-même. Le plus triste à mes yeux est que je comprends les femmes abusées battues ou autre, car on vit dans la peur. Dans ce premier sens que si l'on ne porte pas plainte il risque de recommencer ; De l'autre sens, qu'en déposant une plainte on a la crainte du retour. Pour ce qui est de mon expérience personnelle, et je le répète je ne dis pas que c'est pareil pour tout le monde, j'avais peur des représailles. La justice ne le touche que très peu, et malgré la plainte, il n'a eu aucune interdiction de m'approcher. J'ai donc commencé à me cloîtrer chez moi, je vivais au rez-de-chaussée avec les stores fermés en plein jour, je ne dormais plus sans quelque chose pour me défendre à côté de moi, ne me promener que pour faire mes commissions et encore, j'étais accompagnée. J'étais devenue comme paranoïaque et j'avais recommencé mes bêtises, c'est-à-dire la mutilation. J'ai cru replonger dans l'enfer qu'était ma vie il y avait à peine quelques mois. Mais j'avais la ferme intention d'aller au bout de ma procédure, car je me disais que s'il bougeait ne serait-ce qu'une oreille il aurait eu des ennuis. Cela me rassurais que maigrement, mais c'est ma conviction de justice qui a pris le dessus sur mes peurs. Je pense aux jeunes femmes ou autre personne qui auraient pu en souffrir un jour. On se dit toujours que ce n'est pas grave, que la personne ne recommencera pas, mais avec tout ce qu'on voit de nos jours, on doit prendre ce genre de comportement au sérieux. Je veux à tout prix me délivrer de ce poids et pouvoir dormir sur mes deux oreilles. Car si je ne l'aurais pas fait et que un jour, on en sait rien, il se serait passé quelque chose, je m'en serais voulue a vie de ne pas avoir fait cette démarche. Voilà, le procès est en route et ça met du temps. Il me faudra donc de la patience de la force et du courage.



8. EVENEMENTS EN CHAINE

On est le 12.06.07
Dès lors, il n'aura pas fallu longtemps à mon employeur pour me licencier. J'ai commencé par manquer quelques jours de travail suite à cette histoire. Mon médecin m'avait donné un arrêt de 4 jours. J'en ai pris 2, puis suis retournée travailler en espérant me changer les idées et me sentir mieux. Ca n'a pas été le cas, car je n'en pouvais plus, je ne dormais pas, je ne mangeais pas, je pleurais tout le temps, et j'ai recommencé mes crises d'angoisses. J'estime donc que dans cet état mon boulot ne peut pas être fait correctement. J'étais un poids pour celle qui contrôle mon travail, pour les collègues ainsi que pour les clients, car on a à faire directement avec eux. Je suis donc rentrée. Revenue en forme le lundi, ou du moins cacher que ca n'allait pas et j'ai fait tout ce que je pouvais pour que ca aille au niveau professionnel.
Mais malgré ma volonté de travailler j'étais toutes les 5 minutes j'étais au WC pour vomir tellement le n½ud que j'avais à l'estomac prenait de l'ampleur. J'étais totalement angoissée et terrorisée, puis le jeudi à midi j'ai fini par craquer. Je suis allée vers ma cheffe d'équipe et je lui ai dis qu'il fallait me donner jusqu'au vendredi soir sur mes vacances pour ne pas être pénalisée étant donné que j'étais en temps d'essai. La semaine suivante je suis tombée malade. J'avais attrapé une broncho-pneumonie. De la fièvre mal, au cou et aux poumons, du sang dans les glaires... Je suis donc retournée chez mon médecin qui m'a mise en arrêt 2 jours.
Mais voilà, ça a mal passé aux yeux du directeur, et ce malgré les certificats médicaux. On m'a donc licenciée. Ce personnage, que je dénigre au plus profond de moi, est quelqu'un de froid, et d'inhumain. Pour dire qu'il travail dans une branche sociale, je trouve que c'est honteux. Il ne m'a pas même écoutée, il ne connaît pas les motifs pour lequel j'ai manqué le travail. J'ai bien tenté de les lui expliquer mais il n'a rien voulu savoir. Il se braquait sur son idée, et l'on s'est fâché. Pour lui une personne qui manque pendant le temps d'essai est un élément sur qui l'on ne peut pas compter. J'ai tenté de lui expliquer que je n'étais pas une profiteuse, et qu'il y avait des circonstances vraiment sérieuses mais il n'a rien voulu entendre et ma cheffe n'a 'soit disant' rien pu faire. Il m'a dit que professionnellement j'étais irréprochable, mais que le temps d'absentéisme était intolérable. J'ai donc regretté d'avoir pris ces deux jours sur mes vacances. Ca part d'un bon sentiment et on se fait quand même écraser. C'est lamentable mais ça ne donne plus envie de s'investir dans un quelconque métier.
J'en suis arrivée à penser de la manière
Suivante : s'investir ? Pour quoi faire ?!
Au final ça me rapporte quoi ? Rien !
Un ami est donc venu me chercher à Lausanne, puis m'a ramenée chez moi avec toutes mes affaires. J'étais partagée par mes sentiments ; peur, colère, rage, ou juste désespérée. Je ne savais même plus quels sentiments je 'devais' éprouver. J'en avais marre de penser. Depuis la tentative de viol mon cerveau ne s'est pas arrêté une minute pour me laisser souffler. J'en pouvais plus.
Par la suite j'avais tout le temps du monde avec moi. Je n'osais toujours pas rester seule. Et finalement je me suis donc prise 1 ou deux jours de répit chez mes parents où je me sentais en sécurité. Mais dans ma tête ça travaillait toujours et encore et ce jour et nuit. Ce qui me tracassait était que je ne devais pas lâcher mon appartement de cette manière, sinon il aurait réussi à avoir ce qu'il voulait. C'est-à-dire la supériorité sur une femme qui à peur. Je ne voulais pas de ça et je suis rentrée dans mes quartiers. Mes amis m'entouraient beaucoup et prenaient soin de moi et me forçaient à manger pour ne pas perdre toutes mes forces. 2 jours plus tard mon propriétaire m'a annoncé que je devais partir de mon appartement dans les 3 mois. Et ce pour des raisons de stockage de matériel et non pas parce-que je n'étais pas une bonne locataire. Je ne pouvais que respecter étant donné que ces gens m'ont beaucoup aidée l'été passé quand j'ai emménagé. J'ai réagis de manière étrange, j'avais le sourire, car j'avais l'impression que ça n'était qu'une minuscule goutte d'eau dans un sombre océan. J'étais consciente des ennuis que j'allais avoir, et je me suis urgemment inscrite au chômage, et fait des recherches d'emploi de tous les côtés. Ensuite il fallait me dépêcher de trouver un appartement. Mes critères me restreignait passablement car ; il devait être bon marché, proche d'une gare, car ma voiture m'avait également lâchée deux ou trois mois avant et surtout dans la région car il m'était inimaginable d'être éloigné de mes parents et de mes amis. J'avais trop besoin d'eux. C'est à ce moment que ça s'est gâté...
Comment voulez vous trouver un appartement en étant au chômage ?! Les gérances ont besoin de certitudes et non pas de personne au chômage ne savant pas si elle pourrait payer leur loyer ou non.
Il ne me restait plus rien. Plus de job, plus de voiture, plus d'appartement, et financièrement je me suis endettée malgré moi, car j'avais besoin de manger et de me déplacer, j'ai donc fait l'erreur de prendre une carte de crédit. Et pour couronner le tout, cette plainte pénale qui me rongeait.
J'étais au bout du rouleau. A mes yeux rien d'autre ne pouvais m'arriver et, je ne voyais plus l'intérêt de me battre vu qu'à chaque fois tout partait de travers.
C'est à cette période de ma vie que vraiment réalisé la chance que j'avais d'avoir des amis, car c'était tout ce qu'il me restait. Je n'avais plus rien et j'ai sincèrement pris conscience de qui étaient ces gens. Ceux qui m'aime pour ce que je suis et non pas pour ce que j'ai, ou ce que je n'ai pas en l'occurrence. Jamais ils ne m'ont lâché, et dieu sait si ça n'a pas été facile. C'est grâce à eux que je m'en suis sortie. Par leur manière de m'encourager, de me respecter et de croire en moi comme ils l'ont toujours fait.
Par la suite j'ai retrouvé un travail qui n'avait rien à voir avec ma branche. C'est un ami, qui a la suite d'une belle journée passée ensemble pour me changer les idées, m'a emmenée manger au restaurant, pour la terminer en beauté. Il connaissait les patrons du restaurant et leur a demandé s'ils cherchaient une serveuse, puis m'a demandé si ça m'intéressais. En l'occurrence j'avais besoin de changement d'air et il se trouve que ce resto se trouve en montagne. Qui plus est, quand on à vraiment besoin de s'en sortir on ne fait pas sa fine bouche. J'ai donc attendu jusqu'au lundi pour avoir ma réponse. Et l'on m'a engagée en tant qu'aide de cuisine plutôt qu'en tant que serveuse.
Je piétinais d'impatience, la cuisine c'est mon dada ! C'était une belle surprise, d'autant plus que je n'avais pas axé mes recherches professionnelles sur ce domaine-ci. Je n'y avais même pas pensé à vrai dire. Il m'a également pistonnée pour travailler en extra chez l'un de ses amis, en tant que serveuse dans une pizzeria. Je bossais 6 jours sur 7. C'est incroyable, un jour vous n'avez plus de travail et le lendemain vous êtes débordée à ne plus savoir que faire ! J'étais heureuse de pouvoir travailler et j'ai vraiment donné le meilleure de moi-même.



9. DECEPTIONS CONTINUE

J'ai vite pris le rythme de la cuisine. J'ai appris énormément de choses, mais les horaires sont assez rude. En même temps je prenais le positif de cette situation, c'est-à-dire que je passais peut de temps à la maison si ce n'est juste pour dormir. L'air de la montagne m'a fait un bien monumental. Je montais tout les matins avec le sourire, mais je n'arrêtais pas de me faire du mal pour autant. Puis mes jours de congé je faisais tout les gérances possible et inimaginable pour trouver un appartement.
A chaque fois la même réponse, à savoir : pas de fiche de salaire dans une place fixe depuis plus de 3 mois, donc pas d'appartement. Les soucis m'accaparaient tellement que je ne mangeais rien d'autre que le repas de midi que Mme nous faisais. Je ne déjeunais et ne soupait plus. J'ai perdu passé 6 kilos en l'espace de 2 mois. J'étais vide, toutes mes ressources d'énergie étaient épuisées.
Mais l'envie de m'en sortir fut si forte que j'ai continué à me battre pour obtenir ce que je voulais, en sachant qu'a ce moment là, et uniquement à ce moment je me sentirais mieux.
En cherchant assidument, j'ai fini par trouvé un une pièce et demie dans le village d'à côté, proche de la gare et qui ne coûtait presque rien.
Il me le fallait absolument. Comme ça je restais proche de ma famille et de mes amis. J'avais besoin de rester dans le village ou j'ai mes racines depuis près de 18 ans. C'était simplement sécurisant. L'inconnu me faisait très peur à ce passage ma vie. J'avais besoin de repères.

Cette fois-ci la gérance concernée m'a proposé d'avoir une personne qui me cautionne le logement, une personne qui au cas où je ne paie pas, puisse assurer le loyer à ma place. La demoiselle à tout fait pour m'aider et à été très compréhensive sur ma situation, tout en sachant que je n'y étais pour rien dans mes galères. Ils m'ont par conséquent réservé l'appartement.
Enfin une bonne nouvelle, mais qui aura eu l'effet d'un mirage.
Car entre temps un imprévu s'est glissé à l'horizon pour gâcher mon lever de soleil. On ne s'entendait plus du tout avec ma patronne. C'est une personne qui s'octroie le droit de diriger les gens dans leur comportement ainsi que leur vie privée, qui à mon avis ne la regarde pas du tout. Elle nous traitait de manière humiliante, irrespectueuse et blessante. Je lui ai fait des remarques plusieurs fois, et de manière tout à fait correcte mais elle ne le supportait pas. C'est une dame d'un certain âge qui aime diriger son petit monde. Je suis pas du tout contre les ordres, mais contre les reproches injustifiés et il y la manière de dire les choses. Je ne trouve pas correcte d'insulter ses employés et de les traîner plus bas que terre. J'ai longtemps fait le poing dans la poche mais pour finir mes crises ont recommencé sur mon lieu de travail comme à l'époque. J ai donc posé mon tablier en plein service un dimanche a midi et m'en allée sans prévenir. Je n'en pouvais plus. Et en aucun cas étais prête à revivre un tel enfer.
Ca va sans dire que ça allait à nouveau se corser pour moi les jours suivants. A nouveau je n'avais plus de travail.
J'ai pris quelques jours de réflexion pour souffler un peu et mettre mes idées au clair, et j'en avais également profité pour essayer de me détendre, car ma santé était et restera toujours mon bien le plus précieux.
Ce jour là, il faisait un temps sublime, j'ai dès lors appelé un ami et je suis partie quelques jours en bateau sur le lac avec lui. J'avais le sentiment d'être dans un autre monde pendant 3 jours, que mes soucis n'existaient plus. Je me sentais 'juste' bien. Ce sentiment m'était devenu inconnu depuis fort longtemps.
Le retour fut moins évident, car c'était la réalité qui reprenait le devant des choses, et je savais que ces 3 jours m'avaient juste redonné la force de continuer à me battre et à voir le positif de la vie.



10. ET LES PARENTS LA-DEDANS ?

Je me suis démenée pour trouver un nouveau travail, mais l'appartement ne pouvait plus attendre. Un soir où j'étais en crise, je suis sortie pour éviter de faire des 'bêtises' toute seule chez moi et je suis par hazard tombée sur mon papa.
Il m'a dit de venir chez eux le lendemain Soir, qu'on allait poser les problèmes et trouver des solutions. Ce que j'ai fait. J'étais très touchée car l'on s'entend très bien depuis toujours, mais il est vrai que nous n'avons pas souvent eu de discussion sérieuse. Ca me montrait qu'il s'inquiétait pour moi, même s'il ne le disait ou ne le montrait pas toujours et ça me réconfortait terriblement. Je me sentais protégée par ce grand homme qu'est mon papa.
Le problème fut tel que mes parents n'ont pas compris quels étaient réellement mes besoins.
Leur solution était simple : me reprendre a la maison le temps de me refaire une situation financière et être en sécurité vis-à-vis de mon ex. Ce qui est tout à fait légitime de leur part ; mais à ce moment de ma vie, j'avais besoin qu'on me laisse tranquille face à moi-même, à moins que ca ne soit mon choix d'aller vers les gents.
Il me fallait à tout prix cet appartement, car je savais exactement ce qui me pendait au bout du nez. J'ai désormais refusé leur aide. Ce fut un coup dur pour eux d'accepter mon choix, mais il en était ainsi et pas autrement.
Ceci parce-qu'en voulant m'aider je réalisais malgré moi la souffrance que je leur infligeais, ainsi que leur impuissance à mon égard et que leur peine de me voir ainsi était beaucoup trop lourde à porter sur mes épaules encore bien fragile. Et simplement je voulais être seule.
Sans le vouloir, les gens nous mettent une pression psychologique énorme, quelle soit positive ne change rien et ces personnes cherchent à tout prix à nous aider. Mais leurs interrogations, m'enfonçait plus qu'autre chose, et le fait est que je malheureusement ils ne l'ont pas compris. Leur proposition était la seule solution valable à leurs yeux. J'ai alors fait le choix de me débrouiller seule pour m'en sortir. J'ai par la suite eu des périodes de ranc½urs et de sentiment d'abandons envers mes parents. Car toute mon enfance ils mon répété qu'ils seraient là pour moi à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et le fait et qu'ils n'ont pas été là je jour où j'ai eu le plus besoin d'eux. J'ai donc pris des distances vis-à-vis d'eux. Je devais absolument me concentrer sur mon avenir et non pas sur ces discussions houleuses, qui me rendaient encore plus nerveuse que je ne l'étais déjà. Je continuais à me faire du mal, et ça m'aidais à me sentir mieux.
Je ne savais plus quoi faire. Le souci était que le chômage allait mettre 2 mois à me payer, et que pendant ce temps je n'avais aucune ressource financière officielle. Donc ce que je demandais à mes parents c'était d'assurer mes arrières pendant ces 2 longs mois, tout en sachant qu'ils n'auraient pas à sortir d'argent car je sais me débrouiller. Et ce n'étais pas une somme énorme, étant donné que l'appart n'est pas grand et n'est pas cher. Mais voilà, la réponse était toujours non.
Leur raison était que soi-disant il n'est humainement impossible de gérer de telle situation, et d'avoir la tête sur les épaules dans de pareilles épreuves. Je me rendais tout à fait compte de la gravité de ce que je vivais, mais le seul moyen de s'en sortir fut de prendre un problème après l'autre en commençant par le plus urgent, c'est-à-dire un toit, pour me sentir bien, puis en me sentant bien je pourrais continuer à me battre.

Je désespérais totalement, j'avais envie de tout abandonner. La vie est un combat sans fin, on le sait tous, mais des fois on a envie de renoncer à se battre. J'avais de problèmes de tout les côtés, à tel point que j'en ai totalement perdu la joie de vivre. Et malgré ça mes amis étaient toujours présents. Ils m'entouraient, m'aidaient dans mes recherches, puis j'en ai donc vaguement parlé à l'un d'eux et, il m'a spontanément proposé son aide pour cautionner l'appartement.
Il s'est vraiment démené pour que je puisse l'obtenir et dédramatisait la situation. Il savait que je n'avais plus de travail, mais il m'a fait confiance malgré tout. Sa légèreté d'esprit m'a fait du bien.
Et là j'ai commencé à changer d'état d'esprit ; je me suis dite :
Bon mél, tu as un logement, ça fait un problème en moins ! Passons au suivant. Et j'ai ainsi emménagé quelques jours plus tard. J'ai ressenti une sensation étrange en quittant mon studio. A la fois j'étais triste et perdue parce-que j'ai vécu tellement de choses fortes dans cet endroit et qu'en partant je perdais les repères que je m'étais créé en un an ; Je me sentais comme une petite fille perdue au milieu d'une foule, envahie par l'inconnu et la peur.
D'un autre côté, je me sentais enfin en sécurité car Je n'avais dit qu'a peu de monde où je m'étais installée. Il fallait vite que je recrée cette ambiance chaleureuse et familière pour me sentir à l'aise dans ces nouveaux murs. J'ai donc avec l'aide de mes amis, puis de mes s½urettes ainsi que de ma maman, aménagé cet endroit en vitesse pour m'y sentir le mieux possible. En ce qui concerne maman ce fut sa manière de me montrer qu'elle était là pour moi, et ce malgré nos différents points de vue suite à la dispute des jours précédents.


11. CROIRE EN SOI, ET NE JAMAIS RENONCER

Après quelques jours d'adaptation, je me suis décidée à retrouver un emploi le plus rapidement possible pour ne pas décevoir l'ami qui avait cru en moi. Je suis par la force des choses allée me présenter au chômage pour la deuxième fois de l'année, j'ai suivis leur formation et tout leur blabla, qui entre nous soit dit ne m'a pas apporté grand-chose, si ce n'est des tonnes de paperasse. Je cherchais assidument, autant dans la restauration que dans la branche médicale, mais en tout cas pas dans une grande entreprise, car je suis restée bloquée quand à leur état d'esprit que je qualifierais de 'psychorigide'.
Une fois de plus, les choses n'ont pas été aussi simples que souhaité. Le chômage à refusé de me payer le salaire que j'attendais, car vis-à-vis de la loi, il aurait été de rigueur de faire recours pour licenciement abusif, malgré le fait que j'aie posé mon tablier. J'ai refusé de le faire, de un, parce-que j'estime que ces gens ne valent pas la peine de s'épuiser pour eux, de deux, ils auraient pu me forcer à y retourner et le jeu n'en valait pas la chandelle pour ma santé et finalement un procès sur le dos est déjà suffisamment lourd à gérer. J'ai donc du absolument trouver un moyen pour payer mes factures. Ce fut une période très stressante au niveau moral. Le problème était tel que vous avez toute la journée pour y songer. Voilà, comment je m'y suis prise ; Le matin je faisais tout ce qui était officiel, c'est-à-dire Mes recherches d'emploi, j'ai également pris le temps d'aller aux services sociaux, et les après-midi je m'étais trouvée un petit job sympa qui me faisais sortir mais me prenais énormément de temps et d'énergie. Cela m'a effectivement rapporté beaucoup d'argent, en tout cas suffisamment pour payer mon loyer. Je pense que j'aurais prête à faire n'importe quoi pour m'en sortir dignement. Il faut des fois juste un peu de culot. Après plusieurs rendez vous aux services sociaux, j'ai enfin reçu de l'argent. Une sommes certes modeste, mais qui à suffit à payer mon loyer, mon assurance maladie et des choses urgentes pour éviter de rajouter des poursuites à la liste des contrariétés.
Etant donné que je suis une personne qui aime la montagne, et le calme, je me suis rendue dans une Auberge de montagne pour me proposer en tant que cuisinière, vu que je commençais dans cette branche, ou alors serveuse. Et j'ai été engagée en tant qu'extra pendant quelques temps. J'ai pris un plaisir énorme à conjuguer la pizzeria, que je faisais de manière occasionnelle, et le service. Cela à duré un à deux mois. Je gagnais maigrement ma vie, mais j'y ai trouvé une satisfaction et un bien-être énorme. Mon sourire regagnait peu à peu mon visage. Mes crises d'angoisse s'étaient effacées sans crier garde, et je ne me mutilais plus. J'avais le sentiment que les choses allaient rentrer dans l'ordre. Du répit !! Quelle douce sensation...
* * * * * * *
Puis un jour, une personne avec qui j'avais travaillé à l'époque de mon apprentissage, un pharmacien, m'a recontactée. On s'était perdu de vue depuis de longues années, mais nous nous écrivions de temps à autre. C'est une personne qui a d'énormes valeurs humaines, et à qui je dois énormément dans la réussite de ma première année de formation professionnelle. Ce grand homme à mes yeux, m'avait déjà proposé de venir travailler pour lui plusieurs fois déjà. A l'époque je refusais, car la place que j'avais me 'plaisait'. Cet été, quand je l'ai eu au téléphone, ma première réaction fut de répondre instinctivement que j'avais tourné la page sur le métier que j'avais appris car il m'avait plongé au fond d'un gouffre sans nom. Mais au fond de moi je savais que l'envie et la motivation d'un nouveau défi était là.
Puis avec de la réflexion et les conseils avertis de ma meilleure amie, et ancienne collègue, ainsi que de mon ex copain, avec qui nous étions restés en excellent terme, je me suis dit qu'il fallait que je tente ma chance à nouveau. J'ai par conséquent consenti à faire un cinquante pour cent, histoire de voir ou je mettais les pieds. En réalité, le pharmacien en question, était la seule personne capable de m'influencer sur un retour en officine.
Dans ma tête il se passait beaucoup de choses.
Ce qui me faisait rêver plus que tout était de retrouver une stabilité et un cadre de vie. J'ai donc commencé en Septembre 2007. Quel plaisir j'ai eu de remettre mes blouses blanches et de faire à nouveau travailler mon cerveau. Mais ma plus grande crainte fut de ne plus être à la page sur tout ce qui concerne les médicaments, les génériques et autres. Je ne me sentais pas à la hauteur, et il est vrai que je suis une personne très exigeante envers les autres mais également avec moi-même, car l'incompétence, est quelque chose qui m'insupporte. Par la suite, j'ai vite réalisé que je m'étais remise dans le bain sans trop de difficultés, que le système informatique je le connaissais déjà, j'ai donc vite pris mes repères.


12. LA VIE C'EST COMME CES PETITS BONHOMMES DE BOIS, IL FAUT SANS CESSE SE RELEVER

Très rapidement, j'ai remis le pied à l'étrier. J'avais calmé le jeu sur mes autres jobs pour bien me concentrer sur mon nouveau départ en pharmacie. Tout allait bien.
Mais pour continuer sur la lignée de la malchance, j'ai eu un accident de voiture mon jour de congé. Un véhicule roulait sur la gauche en montant un col, j'ai freiné aussitôt que je l'ai aperçu mais l'auto à glisser sur vingt mètres à cause de l'humidité et des feuilles mortes. Je ne roulais pas vite, au maximum à 40km/h, mais cela à suffit à démolir une bonne partie de nos deux voitures. Pas de blessé de leur côté et moi, mis à part le choc, sur le moment ça n'allait pas trop mal. Le revers de médaille fut le soir même.
J'avais tellement mal au dos et à la nuque que ma s½ur m'a envoyée de force à l'hôpital, car il est vrai que je suis une personne relativement têtue, et je me disais qu'il était normal d'avoir des courbatures. Je suis donc descendue à l'hôpital faire quelques radio des cervicales. Je fus soulagée, il n'y avait rien de conséquent mais j'ai malgré tout, j'ai dû porter une minerve pendant une bonne semaine et demie, car j'avais eu droit au traditionnel coup du lapin.
Je me suis faite sacrément peur et de plus voyait mes soucis financiers plonger encore un peu plus. On m'a donc mise en arrêt quelques jours, car j'avais énormément de douleurs. Le hic était que le week-end suivant j'avais des vacances prévues de longue date.
C'était d'entente avec la pharmacie lors de mon engagement, et il était hors de question que je remette ce voyage en cause, alors que je rêvais de ce moment depuis 6 mois ! Par conséquent j'ai fait mes 4 jours d'assurance puis j'ai pris le temps de me rétablir sur mes vacances. J'ai laissé ma minerve et je suis partie à Barcelone avec ma petite s½ur comme prévu, car c'était mon cadeau pour ses 20 ans.
Quel bonheur! Cinq jours d'insouciance presque totale ; je peux vous dire que je les ai appréciées plus qu'à leurs justes valeurs ! Le dépaysement était sublime, le beau temps, la mer, une architecture splendide dans de magnifiques petites ruelles pavées... Un monde que je croyais avoir oublié, celui des vacances avec ses rires, ses ballades, ses soirées de folies... J'y ai même découvert le coup de foudre. Niveau santé ça n'était pas évident, mais moralement c'était le paradis ! Ces 5 jours furent très courts, mais je ne les oublierais jamais, car ça avait énormément d'importance à mes yeux de voir que la vie à encore ses bons côtés malgré toutes les misères que j'avais eues.
Nous sommes rentrées le 21 septembre 2007. La reprise du travail en fut encore plus motivée et je voyais enfin le bonheur se profiler l'horizon. J'avais tout entre les mains pour être heureuse et me sortir enfin de cette sombre et longue période.



13. HELENE : UNE VIE, UN CHOIX


Le sort en décida autrement ;
Nous étions le lundi 1er octobre au soir. J'étais paisiblement à la maison avec François, mon nouveau copain et j'ai reçu ce téléphone qui me bouleversa. C'était ma maman. Elle m'annonça une terrible nouvelle. Ma grand-maman, du côté de mon papa, avait eu un accident. La seule chose que l'on savait fut qu'elle était hospitalisée et que c'était très grave. Je me suis effondrée.
Instantanément prise d'angoisse, j'ai dû me calmer. Heureusement je n'étais pas seule à ce moment là, car je ne me serais pas contrôlée. Malgré le choc j'ai voulu savoir ce qui se passait. Voilà, elle était tombée dans un escalier et qu'elle était dans le coma. Ne sachant rien de plus, nous priions de tout nos c½urs qu'elle se réveille, car c'est une personne qui tient une place énorme, et le mot et faible, dans nos c½urs à tous.

Le lendemain nous sommes allés la voir en famille à l'hôpital.
Ce qui impliquait que je manque le travail, et heureusement la pharmacie m'a vraiment soutenue dans cette épreuve sans me juger, jamais. Il est vrai que je me faisais du souci par rapport à ma mauvaise expérience dans les assurances maladie, mais j'y serais allée de toute manière.

Nous attendions les résultats du scanner, et le verdict des médecins. Toute la famille était réunie. L'attente paru si longue, c'en devenait de la torture pour tous, et surtout pour mon grand-papa qui était présent sur le lieu de l'accident.
Les médecins sont enfin venus nous chercher et l'on s'est tous réuni autour d'une grande table pour discuter. Mais le moment que l'on s'apprêtait à affronter fut le pire moment de toute ma vie. On nous annonça qu'elle s'était brisée les vertèbres cervicales, que la moelle épinière avait été touchée, ce qui veut clairement dire qu'elle était tétraplégique. Il y avait également de grave lésion au niveau du cerveau. C'était horrible, tout le monde s'est effondré. Je tenais mon papa dans mes bras pour le réconforter, car sur le moment j'avais les idées très claires. Je savais ce qui allait se passer, et je voulais lui transmettre mon courage.
Par la suite nous avons pu lui rendre visite 3 personnes par trois. Pour ma part, je suis intimement convaincue que les personnes dans le coma nous entendent. Alors je lui ai parlé, je lui ai dit que je l'aimais, et tout ce que j'avais sur le c½ur. Je lui tenais la main. Elle était si belle.
C'était atroce de voir une personne prisonnière de son corps. Pour ma part, heureusement que qu'elle était dans le coma, et qu'elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle vivait. Mais le moment que l'on appréhendait le plus arriva ; nous étions face à un choix tragique. Légalement les médecins doivent maintenir la personne en vie 48 heures avant de faire quoique ce soit. Mais au fond de nous nous savions ce que nous devrions faire au bout de ces 2 jours et on en avait le c½ur brisé.
La machine qui lui permettait de respirer et qui faisait battre son c½ur allait s'arrêter à jamais. Nous sommes donc rentrés chez nous, effondrés. Nous attendions entre guillemets avec impatience que les médecins nous téléphone pour nous dire qu'elle n'avait pas reprit connaissance. Je pense que ce fut été le pire pour une femme d'une si grande énergie. Elle adorait marcher, tout les jours elle partait en ballade pendant des heures, rencontrait des nouvelles personnes, elle profitait quotidiennement de la vie et du mieux possible, elle avait une vie sociale énorme et adorait les plaisirs simple comme boire un petit verre de rouge en mangeant. C'était une femme de goût et de valeurs et, je pense que beaucoup de monde pourrait prendre exemple sur une vie aussi magnifique et généreuse.



13. LA MORT EN FACE

Le téléphone tant appréhendé arriva et de nouveau je dû demander congé au travail. Je ne remercierais jamais assez mon patron de m'avoir encouragé à y aller et de me dire que la famille passe avant tout. Ca vous paraît certainement normal, mais tout le monde ne réagit pas comme ça, et je parle en connaissance de cause.
Nous nous sommes donc réunis chez mes parents avec l'une de mes s½urs, puis nous sommes monté jusqu'en Valais où elle se trouvait. Le reste de la famille était déjà là. Les médecins nous ont dit ce qu'il en était et elle n'a en effet jamais repris connaissance depuis le moment de l'accident.
L'heure des adieux s'approchait à grands pas et certains d'entre nous avaient l'impression d'aller au pénitencier, tandis que je ne réagissais pas du tout comme eux. Pour moi, cet acte signifiait beaucoup de choses, entre autre faire quelque chose de bien pour ma grand-maman qui a toujours été là pour moi ; C'était simplement lui rendre la liberté à laquelle elle avait droit. Je ne peux pas concevoir une âme aussi vivante dans une prison de chair. Aussi sombre que cela puisse vous paraître, je me sentais soulagée qu'elle puisse s'en aller. Je l'aimais plus que tout, et son âme méritait la paix. Ma réaction me perturbait. Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde s'effondrai et pas moi. Voilà, nous sommes allés lui faire nos adieux à tour de rôle. Puis les médecins nous ont fait sortir le temps de lui enlever les tuyaux puis nous avons pu entrer dans la chambre. Jusqu'ici la mort m'effrayait au plus haut point, mais en voyant ma grand-maman vivante, et de savoir que son c½ur allait tout doucement s'arrêter de battre m'a fait comprendre que la mort n'est pas si terrible. Elle l'est à cause de nos sentiments et nos souvenirs, mais la mort fait partie de la vie et nous devons l'accepter. On a toujours entendu que c'est terrible, que ça fait peur, ou encore : que peut-il arriver de pire que de mourir ? Je ne suis pas d'accord. Ce départ fait partie de la vie, ce qui fait peur est l'inconnu pour les non croyants, mais ça n'est à mon avis pas un pire traumatisme que la naissance. L'avantage de celle-ci est que l'on ne s'en rend pas compte.

Ce qui m'a frappée face à ce départ, c'est que toutes ces personnes réunies autour de ce lit sont là grâce à l'union de mes grands-parents. Je me dis qu'elle nous a laissé le plus beau cadeau qui soit : une famille. Certes avec ses histoires et différents, mais si nous sommes sur cette terre c'est en partie grâce à elle. Elle a accompli son devoir sur terre, et dieu avait besoin d'un ange à ses côtés, alors il nous l'a reprise. Je ne crois pas en dieu, c'est un choix tout à fait personnel et sans juger qui que ce soit. Mais il est vrai que dans ces moments là, j'ai réussi à me persuader qu'il existe, car on a besoin de s'accrocher à quelque chose, et elle, elle y croyait. Je me suis surpassée et sans le savoir : j'ai affronté cette peur qu'était la mort à mes yeux. J'ai pu lui tenir la main pendant son départ. C'est le minimum que je pouvais faire pour elle, l'accompagner de l'autre côté.
Les médecins nous ont quand même prévenus de ce qui allait se passer comme réactions anatomique lorsque quelqu'un part. Mais ce qui m'a frappée c'était sa larme. Au moment où elle s'en est allée, une larme, une seule, a coulé de son ½il. Vous pouvez penser ce que vous voulez, mais ma tante et moi-même étions persuadées que c'était sa manière de nous remercier et de nous dire au revoir.

Dans une larme tu as envahi nos c½urs et déjà tu brilles ailleurs.

Je croyais que le plus dur était passé, mais je m'étais trompée. Voilà, elle nous avait quittées. Je vous avais dit que ma réaction m'avais surprise, mais je ne pensais pas avoir un retour aussi violent. Je suis sortie de la chambre et je suis allée vers le médecin car je sentais une crise d'angoisse monter en moi, et n'avais rien pour me calmer. J'ai discuté avec lui et il m'a fait m'asseoir, m'a donné un calmant et un verre d'eau. Au bout de 5 minutes je me suis relevée et suis sortie de cet endroit qui respirait la souffrance des gens. Quand je suis arrivée vers ma famille j'ai craqué. J'ai littéralement pété les plombs. Mes parents ont eu très peur, mais ma maman m'a énormément aidée en leur demandant de me laisser seule. Je me suis calmée au bout de quelques minutes. Je suis sortie prendre l'air et j'ai appelé Patrick, mon ex copain, pour lui annoncer la triste nouvelle et il a réussi à m'apaiser. Je l'ai appelé lui car cet homme est mon ange gardien et qu'il me connaît par c½ur. Il a réussi à m'apaiser. Par la suite, je suis retournée vers ma famille, ils s'étaient tous réuni sur la terrasse de l'hôpital pour discuter de la suite des évènements. Voilà, nous allions rentrer chez nous avec un grand vide dans le c½ur.

Dans les jours qui suivirent, nous pouvions aller la voir au funérarium. Je souhaitais y aller, mais n'en avait pas le courage toute seule. Je suis donc descendue avec ma maman. Avant d'arriver là-bas je me remémorais les bons moments passés avec ma grand-maman, puis j'ai pris une grande inspiration avant de pouvoir la voir. Tout d'abord je suis restée devant la vitrine, puis nous sommes entrées é l'intérieur. Je voulais lui faire un câlin d'adieu mais j'étais terrorisée. Peur de me dire qu'elle n'était réellement plus là, que son corps était tout froid et simplement parce-que c'était la première fois de ma vie que cette situation m'arrivait. J'ai donc demandé à ma maman de me prendre la main, comme une enfant, puis de m'aider à affronter mes démons. J'en étais soulagée, et à la fois je crois que je réalisais que désormais je ne la verrais plus jamais. Mais voilà. J'ai deux petites s½urs, dont une de 12 ans, et je les trouve extrêmement courageuse. Elles souhaitaient aller voir leur grand-maman avec moi, l'aînée. Nous y sommes donc allées les trois. Pour ce qui est de la cadette, je pense qu'elle à été choquée mais à réagis comme une adulte, c'étais impressionnant. Et mon autre s½ur à été très forte également.

Maintenant il faut essayer d'aller de l'avant. Et c'est ce que mon papa a fait.
Pour ses 50 ans, en 2006 avec ses amis, nous lui avions offert une tirelire pour réaliser son rêve ; un trek au Népal.
Ce voyage de trois semaines était prévu de longue date et le départ tombait en plein dans cette période de souffrance. Ce ne fut pas un choix facile, mais toute la famille l'a encouragé à partir tout en sachant qu'il manquerait l'enterrement de sa maman et c'est ce qu'il fit. Je l'admire énormément, car il fallait du courage pour s'en aller dans de pareilles circonstances. Nous avions à l'esprit que réaliser son rêve était ce qui pouvait lui arriver de mieux et c'est également ce que ma grand-maman aurait voulu.

Mais voilà, 2 jours avant l'enterrement ma petite s½ur de 12 ans est tombée sur la tête et s'est évanouie un court instant. Et elle fut hospitalisée pour les quelques jours à venir. La pauvre, ça n'était vraiment pas le moment, car tout le monde était un peu à côté de ses pompes, et très nerveux. Ca n'a pas été facile pour elle. C'était dur. En même temps je ne crois pas à hasard, et elle ne voulait pas venir à l'enterrement. Je ne dis pas qu'elle l'a fait exprès, au contraire, mais il y a des circonstances comme ça dans la vie.

14. LES MOTS ME MANQUENT


Nous voilà en ce sombre jour. Nous étions tous dans un triste état. J'appréhendais beaucoup ce moment, mais ce fut une très belle cérémonie, et ce tout en respectant les convictions catholiques de ma grand-maman. A quelque part, ces rituels nous ont aidés à accepter de ne plus jamais la revoir et, à se dire qu'elle n'est au final pas si loin de nous. Ce qui je pense à été une prise de conscience terrible pour moi ce fut le jour ou nous nous sommes réunis pour verser les cendres. Pour être honnête envers moi-même, je suis restée choquée par la dure réalité les quelques jours qui suivirent. Se dire qu'un être humain de taille normale et réduit à un minuscule tas de cendre m'a fait froid dans le dos. Ca n'a rien d'horrible en soit, c'est ce que ça représente qui terrible pour notre égoïsme personnel. Et personne n'avais l'envie ni le courage de verser les cendres dans le jardin des souvenirs. Et selon mes convictions personnelles, je ne pouvais pas laisser cet acte se faire par des inconnus, jardiniers du cimetière ou non.
C'était de mon propre gré mais le c½ur brisé et tétanisée que j'y suis allée. J'ai délicatement pris l'urne de mes mains, sous les yeux de ma famille en pleurs, en ne sachant pas si j'avais raison ou non d'agir ainsi. J'ai agit ainsi par instinct, je me devais de faire ça pour elle. Ce fut ma reconnaissance pour tout ce qu'elle à apporté à mon existence. Je l'ai serrées une dernière fois dans mes bras quelques instant en regardant le ciel pour lui dire au revoir, que je ne l'oublierais jamais, que par son départ elle m'a fait grandir et lui dire par mes prière qu'elle avait mérité ses ailes d'anges.




Ne jamais regretter
L'être parti que l'on a aimé
Ne pas pleurer,
Laisser son âme doucement s'en aller
Rejoindre ceux qui nous ont quittés

Se réconforter
Ne pas penser qu'a soi
Continuer de vivre comme si elle était toujours là
Doucement la douleur s'apaisera
Mais jamais ne s'en ira
Se remémorer les instants magiques
Sans penser au tragique
La mort fait partie de la vie
Nous devons le comprendre
L'expliquer à nos proches avec des mots tendres
Il est difficile de voir souffrir les siens
Mais nous nous soutenons pendant ce chagrin

N'oubliez jamais
Tout ce qu'avec elle on a fait
Ce qu'elle nous a apporté
Le bonheur qu'elle à crée
Le rire qu'elle avait
Et la belle femme qu'elle était

Simplement ne l'oublier jamais





Un nouveau départ dans la vie courante. C'est le c½ur lourd et l'esprit vide de courage et d'énergie que je continuais à repartir travailler tous les jours en se disant que rien n'avait changé. Personnellement je me cache la vérité depuis quelques mois déjà.

J'ai dans les jours qui suivirent travaillé dans une boucherie. Un ami, une personne que j'aime par-dessus-tout et à qui je dois beaucoup, m'à téléphoné car il avait besoin de quelqu'un pour dépanner et il savait que j'avais besoin de petits sous... J'y ai fait un mois, puis ai commencé à avoir des soucis assez importants de poumons et de respiration et donc on m'a mise à l'assurance vers la début décembre 2007. Je devais donc gérer mes 3 jobs, leur expliquer que j'allais être absente, puis j'ai arrêté la boucherie. Ce fut une expérience enrichissante à titre personnel même si je n'y connaissais rien et que ça n'est pas mon domaine.



Nous sommes le 19.02.08, il est 22h45 et je ressens une fois de plus le besoin de vider mon sac et de me lâcher sur ces quelques pages encore vierges.
Ces fêtes de fin d'années furent sans aucun doute les plus difficiles de ma courte vie, car sans notre bien-aimée grand-maman rien n'est plus pareil. Il n'y a plus cette petite voix qui nous accueillait chaleureusement, nous racontait ses mésaventures qui nous faisaient tous rigoler, ces délicieux petits plats que seules les grand-mamans savent faire ! Je suis sûre que vous savez de quoi je parle ! Si je peux me permettre de vous donner un seul conseil, pour ceux qui ont encore la chance d'avoir des grands-parents ; profitez-en un maximum, de sorte à ne jamais rien regretter le jour où ils s'en iront parmi les étoiles. On me l'a répété maintes et maintes fois, et à chaque fois je répondais 'Oui je sais' sans réellement avoir conscience de la chose.
Quand on aime une personne on se refuse à penser à son départ. Je dois aujourd'hui un profond merci à la personne qui m'en a fait prendre conscience, car ses phrases, qui sans cesse perturbaient mon subconscient, m'ont en fait ouvert les yeux sur une réalité et inconsciemment j'avais accepté le fait que ma grand maman s'en aille alors que je l'aime plus que tout.

Puis mon nouvel an, comme je l appel, fut tout à fait sympathique mais en rien ne s'est déroulé comme prévu. Je devais partir en week-end au Tessin avec mon homme et mes meilleurs amis, qui sont en couple grâce à moi. Ce petit voyage s'est annulé quelques jours auparavant à cause d'une histoire totalement pathétique.
Elle a commencé du fait que dans mon couple ça n'allait pas fort, et je me suis rendue compte qu'il y a des choses que je n'accepte plus dans ma vie que ce soit à un niveau professionnel ou privé; qu'elles proviennent de mes amis ou de mon homme m'est totalement égal. Quand ça me fait du mal, j'éloigne radicalement la source de mes soucis.
Ma famille c'est différent, même si ça va pas je vais chercher à résoudre les problèmes car les parents resterons toujours nos parents qu'on le veuille ou non, c'est leur sang qui coule dans mes veines.
Mais voilà, je me suis confiée à mes amis sur mes soucis de couple et je n'aurais jamais dû. Ils souhaitent que mon homme ne vienne pas à notre week-end étant donné la situation. Mais ils n ont pas été capable de le lui dire en face. C'est moi qui ai reçu le mail en me disant que François n'était pas le bienvenu, mais que moi, si j'avais une autre personne, je pouvais y aller. Selon eux je n'aurais jamais dû lui montrer le mail, étant donné que je leur avais confié des choses. Je lui ai demandé comment j aurais dû réagir ?! Devais-je lui mentir ? Elle m'a répondu que ça n'était pas la première fois !
Là s'en était trop, mes meilleurs amis, me pousse à faire la chose la plus ignoble qui soit à mes yeux: manquer de respect et mentir.
Je suis d'accord qu'il y a des choses dont je n'ai pas parlé à mon mec, mais ma vie de couple me regarde, et les décisions que je prends et le moment ou je les prends me regarde. Je suis quelqu'un qui réfléchit ou pour et au contre avant d'agir. Cela ne m'empêche pas de me confier. Je vous passe donc nos longues prises de tête mesquines (autant de mon côté que du leur) et surtout sans aboutissement, étant donné que nous sommes les trois avec un tempérament de feu... Mais contrairement à eux, je me suis remise en question, en en parlant à un autre ami, à ma psy également. Ils auraient tout deux réagi comme moi. J'ai donc radicalement coupé les ponts. Je trouve cet épisode de ma vie très triste, mais quand je fais un choix c'est en toute conscience des conséquences et de sorte à ne jamais regretter. Et je dois malheureusement constater que ça n'étais pas de vrais amis malgré tout ce qu'on à partagé, les services qu'on s'est rendu et autres choses que l'on partage entre gens qui s'aime. Donc, j'ai finalement fait nouvel an de mon côté sans mes deux complices de longue date et sans mon copain.
Puis au début de l'année j'ai quitté François, car j'avais besoin d'être seule. Je n'acceptais et n'accepte toujours pas tout ce que j'ai vécu et j'avais besoin d'être face à moi-même. Ce qui à été le cas, car je me suis retrouvée seule, mais vraiment toute seule. Sans ces gens que je voyais tout les jours, sans mon copain, et je me suis noyée dans le travail. Je viens de faire deux mois de travail non-stop, du 7 sur 7.



To be continued.....

# Posté le lundi 07 avril 2008 16:27